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Le dernier repas

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Bruno Hauptmann last meal, images via flm, merci!

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Aileen Wuornos last meal

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Martha Beck last meal

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Timothy Mcveigh last meal


Les anecdotes qui dessinent la triste histoire des exécutions aux États-Unis semblent fasciner à plus d'un titre les passionnés de reconstitutions morbides. Il faut repenser à ce très beau film, période américaine, de Fritz Lang: Secret Beyond the Door (Le Secret derrière la porte, 1948) qui raconte l'histoire de Celia Barett, héritière tombant sous le charme de l'étrange Mark Lamphere. Ce collectionneur de «chambres» - dont la spécificité non moins étrange est d'être le lieu de crimes - raconte aux visiteurs attirés par ces curieuses Frevelkammern, comment celles-ci sont de véritables reconstitutions.

Reproduire le dernier repas d'un condamné revient à composer une nature morte des plus curieuses. Il faut imaginer alors et ensuite donner forme à ces menus qui, dans certains États comme la Floride ou le Tennessee, ne devaient pas dépasser une cinquantaine de dollars. Leur simplicité tranche parfois avec l'histoire du condamné ou plutôt de ses crimes. Elle dit surtout la tradition rigide qui précède l'autre rituel, électrique ou non, du dernier instant.

C'est pourtant à une autre histoire du goût que renvoient les «tableaux» de l'inconnu du site famouslastmeals. Celle de repas ordinaires, riches en lipides et glucides, ou spartiate, comme le café noir d'Aileen Wuornos. D'ailleurs il n'est certainement pas question de goût a proprement parlé, les journalistes et le cinéma entretenant la tragédie du dernier repas comme celle de l'ultime confession d'une réalité basique: je mange donc je suis, et celui ou celle qui va mourir n'est pas si différent de nous.

Les images de Famous Last Meals, renvoient à ces indices-là. Mais montrent aussi le goût de leur auteur pour la reconstitution de l'avant. Avant que le repas ne soit consommé. Avant les restes qui pourraient dire, aussi bien que la photographie de Payne cité par Barthes, oui, ça a été, il était vivant mais déjà mort...


Thomas Mailaender à Négrepelisse

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Thomas Mailaender est le photographe le plus beau et le plus intelligent de ce côté-ci de la galaxie. Nous avons de la chance, il a posé son musée du poulet, son archive fun et autres gigantismes à Négrepelisse pour la durée d'une exposition à La Cuisine du 14.01 au 25.02 2012. Nous avons encore de la chance, le 14 janvier 2012, une conférence sur le travail de Thomas est donnée par le plus intelligent et le plus beau des théoriciens de ce côté-là de la galaxie. Thierry Chancogne parlera donc de photographie mais pas seulement.

Comme nous avons trop de chance, un bus de 55 places nous attendra le samedi 14 janvier, devant l'Hotel des Beaux-Arts à 09:00. Vous pourrez vous inscrire la semaine prochaine, il est évident que viennent les étudiants de première année qui veulent avoir de la chance. Le bus nous ramènera à Toulouse le même jour à 18:00.

Merci!


Situations du graphisme

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Si l'article de Daniel van der Velden, Research and Destroy: Design as Investigation, publié dans le catalogue du Walker Art Center, nous incite à considérer le graphisme et le design en général comme matrice de recherche, alors il faudra être curieux et attentifs aux tables rondes qui auront lieu aux beaux-arts de Lyon le 19 Janvier 2012.

Acte III de La Question de la Recherche en Graphisme, il s'agira de «Cartographier un territoire : l'étendue des pratiques et de la réflexion constitutive du graphisme français contemporain. Tel est l'objectif posé par ce tour de France en 4 actes pour 1 publication.
Cette publication sera un outil actif permettant de mettre en discussion des acteurs du graphisme, afin de provoquer un entrelacement de connaissances et de références. Il ne s'agit pas de donner une définition du graphisme et/ou des graphistes, mais de dessiner les spécificités de la profession, de ressentir le graphisme de l'intérieur.

4 thématiques structurent notre réflexion ainsi que la série de tables-rondes publiques invitant des graphistes, chercheurs, critiques et théoriciens à discuter la thématique posée successivement dans 4 villes françaises. Ainsi, l'ouvrage explorera ces 4 thèmes via un matériau textuel polymorphe : des textes originaux, des paroles rapportées et des textes historiques aujourd'hui difficilement accessibles. Ces derniers seront disponibles en téléchargement en amont de chaque table-ronde.»


Werner Amann

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Werner Amann, Festival of Lights, Vancouver, c.2010

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Werner Amann, Seine, c.2010

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Werner Amann, Surf Fiction, 1997


Les photographies de Werner Amann sont comme des fragments d'un film éternel sur l'Amérique ou les Amériques: ces dernières frontières d'un continent qui déteint sur tout, diffuse ses trop grands paysages et son puritanisme faussé par un nihilisme côteouestien où poussières des déserts et résidus accumulés dansent dans des lumières trompeuses.


Aimer la lecture

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Amid ruins of a London bookshop following an air raid on October 8, 1940, a boy reads a book titled The History of London (via toff)


Mario Vargas Llosa, prix Nobel de littérature en 2010, publie son fameux discours de réception prononcé à Stockholm. Cet Éloge de la lecture et de la fiction est une suite de souvenirs qui ont tissé son métier d'écrivain depuis ses lectures en Amérique latine à son achat du Madame Bovary de Flaubert (à la librairie la Joie de Lire de François Maspero) : «C'est l'histoire d'une femme que la littérature rend rebelle, une femme insatisfaite de la vie, de l'amour, de la passion, qui se révolte contre la médiocrité. Il y a une métaphore merveilleuse dans son personnage: elle voudrait que la vie soit comme celle des livres qu'elle lit, et ça crée une espèce de divorce entre elle et le monde qui l'entoure».

Des livres et de la lecture Vargas Llosa pense qu'ils sont indispensables et puissants notamment face à une société embobinée par les images et leur langage: «Le langage de l'image est un langage très attirant qui vous donne beaucoup d'émotions instantanées, mais passagères. Très passagères. Seule la littérature, et notamment la fiction, peut vous donner la conscience que le monde, tel qu'il est, est mal fait, en tout cas qu'il n'est pas fait à la mesure de nos expectatives, de nos ambitions, de nos désirs, de nos rêves. Cette insoumission au monde tel qu'il est, seule la littérature vous la transmet, dès votre premier contact avec un livre, et ensuite d'une manière permanente, jusqu'à devenir une partie essentielle de votre personnalité. Et si l'on veut des sociétés qui soient libres, dynamiques, où fonctionne vraiment la démocratie, alors vous avez besoin de citoyens qui soient véritablement mécontents du monde tel qu'il est fait, qui aient soif d'absolu. La littérature provoque cela. Lire, c'est protester contre les insuffisances de la vie. Lire, c'est se mettre en état d'alerte permanent contre toute forme d'oppression, de tyrannie, c'est se blinder contre la manipulation de ceux qui veulent nous faire croire que vivre entre des barreaux, c'est vivre en sécurité.»

(extraits: Mario Vargas Llosa: Lire c'est protester, Le Point, 20 Oct. 2011)


∆⅄⎈ Nº1

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Une nouvelle fantastique!

Conception, réalisation et production
François Aubart, Jérôme Dupeyrat, Charles Mazé, Camille Pageard et Coline Sunier
 
Édition et impression
Bat, 350 exemplaires, 14,8 x 21 cm
Prix : 12 € (10 € prix spécial de lancement au Salon Light)
Parution semestrielle
 
Diffusion
R-diffusion
Version numérique sur www.bat-editions.net


L'Americana urbaine

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images Jonnie Graig pour U-O (2011)


Le photographe londonien Jonnie Craig a récemment shooté la campagne publicitaire de la marque Urban Outfitters. Une longue errance dans les paysages de Dartmoor à l'extrême sud de l'Angleterre. Forcément les visions romantiques déroulent leurs charmes et on pourrait presque sentir ce léger sens Malickien de la nature divinement puissante.

Craig a aussi complété une série photographique (publiée chez Dokument Press au printemps prochain), manière de revenir à ses premières amours et sa fascination tangible du lifestyle des amateurs et professionnels du skate-board.

Finalement c'est un peu de cette Americana idéalisée qui transpire dans les travaux de ce jeune photographe. Prometteur et tendance!


Ha sii

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Merveilleux article de Jordan Goffin sur le non moins prestigieux blog de la Bibliothèque de Providence dont je vous donne ici une version traduite et légèrement éditée. On se rappelera les expérimentations d'Henri Chopin, mais aussi l'art populaire de faire des images avec des signes (cf. les images-tapisseries de Rosaire J. Belanger) et l'on réalisera que l'ASCII (American Standard Code for Information Interchange) inventé en 1961 par Berner a largement été détourné pour devenir, par anticipation, une copie de l'art des enlumineurs.

«Quiconque a passé du temps devant un ordinateur est probablement familier du Ascii Art, une forme d'illustration dont les éléments de base sont les caractères typographiques [du code ASCII]. Mais l'idée de construire une image à partir de simples lettres est bien plus ancienne que la création de l'ordinateur. Voic trois exemples de notre collection:

Le Die So Nöthig Als Nützliche Buchdruckerkunst und Schriftgiessery (1740-45) de C.Gessner est un manuel d'imprimerie copieusement illustré de gravures sur cuivre. Pourtant en y regardant de plus près, vous noterez que la méthode d'illustration dans le livre n'est pas la gravure mais bien l'usage de signes typographiques composant (littérallement) un univers d'ornements en plomb.

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Christian Gessner, Die So Nöthig Als Nützliche Buchdruckerkunst
und Schriftgiessery, 1740-45 (
image via la bibliothèque de Providence, merci!)



Cette feuille, imprimée en Espagne (Valencia) un peu après 1750, suit le même principe de composition. Elle fait partie d'une série de quatre feuillets aux expérimentations typographiques élaborées et imprimés à Valencia entre 1760 et 1770 et conservés dans la Collection Updike [...]»

Et si l'on poursuit la lecture du billet de Goffin, on découvre que l'image de la Tour avec des yeux en O O a été reproduite, magie du télescopage temporel, sur un vieil ordinateur et imprimée sur papier pin fed avec imprimante dot-matrix (ancêtre des imprimantes à jet d'encre). Comme quoi pour paraphraser Lavoisier: rien ne se perd, rien ne se crée, tout se recycle.

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image bibliothèque de Providence (merci!)

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Popular Science, june 1939 (image modernmechanix)


Tom Pope

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Tom Pope, The Scrivener's Obsession, work in progress, c.2010

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Tom Pope, Blinded by Amor, c.2010

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Tom Pope, The Escapades of the Higher Man, c.2010


Tom Pope est un vidéaste et photographe en quête de légèreté. Une quête absurde dont il rend compte dans ses films et ses images: moments de bascule comme si la légèreté était aussi affaire d'équilibre et de répétition. Une précarité en somme, dont le réel rend compte pris comme décor-otage des performances, souvent lentes, parfois abruptes, de Pope.



Post Document

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Rémi Parcollet, Aurélien Mole et Christophe Lemaitre produisent la publication Postdocument, «centrée sur la photographie d'œuvres d'art en situation d'exposition. Disponible sous forme de fichier pdf téléchargeable et imprimable gratuitement, elle présente une organisation d'images réalisées par des amateurs ou des professionnels accompagnées d'une légende développée. Pour chaque nouvelle revue, la sélection et l'organisation des photographies d'exposition rassemblées est réalisée en regard de l'une des 16 entrées permanentes qui composent les légendes des images publiées dans Postdocument. Ainsi, pour le Postdocument #1, présenté au Cneai de Paris en novembre 2010, l'entrée choisie était Titre de la pièce; et la revue rassemblait une sélection de photographies hétéroclites capturant toujours une même œuvre, Untitled (stack) de Donald Judd. À terme, Postdocument comportera donc 16 numéros.»


Manifestez...

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... signez


Lost in the 20st

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LOST IN THE TWENTY FIRST
Mathilde Barrio Nuevo, Rémi Groussin (1) et Lucille Uhlrich.
Commissariat : Camille Azaïs -- Les Astérides

Imaginons un film de science fiction réduit à ses plus simples éléments : il y aurait un lieu - une ville indéterminée. Un ancrage dans le temps, peut-être le XXIe siècle. Probablement l'apparition d'une forme de vie inconnue.

(1) Rémi Groussin présente aussi Pimp My Crashing Car aux Abattoirs jusqu'au 5 Septembre 2011.


Supercontinuum, the end of the beginning

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Maxime Pairault, évaluations juin 2011, année 1 esbat (image M.Pairault)

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Paul Bardet, évaluations juin 2011, année 1 esbat (image M.Pairault)

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Zino Senille, évaluations juin 2011, année 1 esbat (image M.Pairault)



Le Supercontinuum aura germé dans les cerveaux un peu surchauffés des membres de l'atelier 106, média image(s). De 2008 à 2011, il a tenu le rôle de plateforme pour les activités des beaux-arts de Toulouse. Un cycle s'achève, Le Supercontinuum (ou Super∞) sera dorénavant l'archive des workshops et collaborations diverses des étudiants de propédeutique et d'années supérieures (parfois!) pré-rentrée 2011. Il demeure l'espace privilégié pour la Petite Bibliothèque Infernale et pour ICI, la caravane superspéciale sis la cour centrale des beaux-arts.


Revoir les éruditions concrètes

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collage crédit GDDR - Work Method


La visite appronfondie du site de Guillaume Désanges, commissaire indépendant et critique d'art, permet de se remettre en mémoire le très beau cycle d'expositions qu'il avait organisé à l'invitation du Plateau (Frac Île-de-France). Les Éruditions Concrètes, où la (re)découverte des ponts et autres liaisons entretenues par les artistes avec les outils et produits de la connaissance. Brillant!


Group Affinity

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images Manuel Räder (thanks!)


Group Affinity Summer School et Exposition au Kunstverein de Munich du 01 Août au 11 Septembre 2011. Un catalogue et du mobilier pour une école-exhibée, réalisations (le très talentueux) Manuel Räder.

«The notion of affinity has increasingly gained significance in contemporary social movements that underline self-organised and non-hierarchical models of public assembly. Group Affinity aims to examine and negotiate this form of public-alliance where definitions of social and cultural significance are constructed and interacted with by the people who share and support them - and to extend it as a model for mutual learning, communal living and emerging artistic and cultural production.

In the form of a two-week summer school and a four-week exhibition, Group Affinity offers a diverse curriculum of five participatory faculties run by international collectives in the field of art and design: Chicago Boys, Grand Openings, Cinenova, Andreas Müller & Susanne Pietsch and Slavs and Tatars. Despite the fact, that each collective works with a different method of research and action, the project has given them common ground, whereupon their practices accommodate inter-subjective alliance as a primary condition in their public engagement. As such, the summer school provides a pretext to pursue this common interest within a broad range of experiences and opinions on the notion of how collective agency is formed.

In addition, the summer school can be seen as an educative premonition against the backdrop of today's neo-liberal influence on European cultural politics and in particular its demands for culture to be measurable and profitable. Group Affinity seeks an alternative. It opts for creating a space for critical inquiries, heterogeneous alliances and the negotiation of differences.

A group of international and local participants, all selected by the faculties from an open call, gathers in Munich for the first two weeks of August. This shared time will be divided into a private and a public part. During the daytime, the participants and faculties concentrate on mutual research and learning processes that will include fieldwork within the social, cultural and historical context of Munich.

On workdays from 8pm onwards, the faculties will host public evening classes with presentations, guest expert-lectures, performances and screenings. These evening classes are an open invitation for the general public to stay informed of the development of the working groups and participate with feedback and expand upon the notion of affinity. All these meetings will be held at the Kunstverein München.

The academy and exhibition will be accompanied by a publication designed and developed by Berlin based designer Manuel Raeder. For Group Affinity, Raeder has especially developed a mobile architectural structure for the space and its furniture, based on his long time research into communal architecture of Brazilian architect Lina Bo Bardi


Owen Land r.i.p

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Owen Land, Two Film (with Mark Webber) 2005





Un autre miracle de la répétition! Et un très beau film d'Owen Lad (1944-2011) de son vrai nom George Landow. Une autre figure de l'expérimentation cinémato-graphique. Nous en reparlerons. En attendant, deux critiques-trouvées:

«Owen Land, formerly known as George Landow, was one of the most original and celebrated American filmmakers of the 1960s and 1970s. The works he made during this period fused an intellectual sense of reason with the irreverent wit that distances them from the supposedly boring world of avant-garde cinema. Land constructs facades of reality, often directly addressing the viewer using the language of television, advertising or educational films, and by featuring characters that are often the antithesis of those we might expect to see, such as podgy middle aged men and religious fanatics. He sometimes parodies experimental film itself, by mimicking his contemporaries and mocking the solemn approach of theorists and scholars. The Evil Faerie 1966 - Fluxfilm 25»

«The imperfections of filmmaking, which are normally suppressed, are at the core of a work that uses a brief loop made from a Kodak colour test. The dirtiest film ever made, is one of the earliest examples of the film material dictating the film content. It may seem minimal, but keep looking -- there's so much going on. Film In Which There Appear Edge Lettering, Sprocket Holes, Dirt Particles, Etc (1965-66)»


Lye & Gaspar

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images du principe de séparation des couches en trois fois. (images Brian Pritchard, merci!)


Artiste néo-zélandais, Len Lye (1901-1980) aura inventé les direct films et maîtrisé en virtuose l'usage du Gasparcolor. Rapidement installé à Londres, il fréquente les avant-gardes, expérimente beaucoup, notamment sur ses direct films où la pellicule est directement peinte, griffée, marquée et où la caméra devient obsolète.

C'est notamment pour son usage du Gasparcolor que l'histoire du film expérimental retient son nom. Invention du Dr Bela Gaspar, le système Gasparcolor apparaît en 1934 et permet de teinter les films noir et blanc grâce à trois couches de rose, jaune et le bleu (magenta, yellow, cyan) qui se superposent pour donner l'illusion d'un spectre coloré complet.

Fischinger (1900-1967) et Pal (1908-1980) seront parmi les autres explorateurs de ce système. Il convient néanmoins de voir dans les recherches de Len Lye, une véritable facination pour ce procédé et pour d'autres. Une manière de savourer le mouvement et le rythme par le prisme de la couleur. Mais aussi des images, évocatrices forcément des subversions surréalistes quand bien même, d'après Roger Horrocks, Lye aura toujours circuler aux confins des -ismes ans jamais vraiment appartenir totalement aux mouvements ou aux groupes. Un fascinant créateur en somme!




de haut en bas: Len Lye, Kaleidoscope, 16mm, 4 minutes, color, 1935 /
Len Lye, Free Radicals, 16mm, 4 minutes, b/w, 1958 (revised 1979) //
Len Lye, Rainbow Dance, 35mm, 4 minutes, Gasparcolor, 1936