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F7 LB

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©Lineto et Brunner: Beauty and the Book (graphisme Julia Born avec le caractère Akkurat crée par Laurenz Brunner et visible sur la fonderie Lineto)


F7 «créée par des designers et des passionnés afin d'explorer les pratiques du design graphique. En privilégiant la réflexion, l'analyse et le décryptage, l'association souhaite contribuer à une meilleure compréhension de ce domaine, de son statut et de ses enjeux».

Le 24 Mars à 19h30 dans le cadre d'une conférence organisée par F7 au Palais de Tokyo le designer Laurenz Brunner présentera son travail. C'est l'occasion de voir l'énergie créative de ce jeune graphiste qui est aussi un créateur de caractères et qui a été récemment invité à réalisé les catalogues des Plus Beaux Livres Suisses 2007 et 2008.


Thonik

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image © thonik


beeldbank_00949_M.jpgimage: © Thonik, Graphic Tapestries, Venice Architecture Biennale (2008)


Les Pays-Bas en plus d'être l'autre pays du fromage sont aussi le sanctuaire des graphistes. Cette réflexion ironique ne dissimule qu'idiotement le vrai bouillonnement de pensée dans les domaine du design graphique hollandais. Entre des studio comme Metahaven ou Mevis and van Deursen, des figures historiques comme Karel Martens ou Jan van Toorn, existe tout un pan du graphisme haut de gamme dont Thonik semble être un des meilleurs représentants.
La galerie Anatome ne s'y trompe pas qui propose une retrospective du travail du studio de Thomas Widdershoven et Nikki Gonnissen.

Le site du studio propose d'ailleurs à ses visiteurs de fabriquer eux-mêmes leur catalogue rétrospectif. Un vrai challenge quand on y pense!
Thonik sera aussi visible à l'Institut Néerlandais, rue de Lille. Plusieurs conférences ont ou auront lieu: Graphic Design & Marketing (3 Février, Institut Néerlandais), Débat autour de la Revues Parlées (12 Février, Centre Pompidou).


Mr Payam Sharifi

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Slavs and Tartars, Slavs, (image via popedit)


Payam Sharifi en plus d'avoir dirigé un module appelé l'Idiot Global (The Globalized Idiot) au département d'Architecture du Royal College of Art, est aussi un formidable auteur dont le travail ironico-subtil au sein du groupe Slavs and Tartars est une invitation à décentrer un peu plus l'Europe et pousser les investigations vers ses frontières extrêmes.


Allez voir Tetro!

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© image TimeOut New York

Pourquoi voir Tetro? Peut-être parce que Coppola avoue avec malice qu'il est le réalisateur se documentant le mieux de toute l'histoire («I'm the most documented movie director in history»). Et que forcément un film plein d'influences avec Vincent Gallo c'est un peu l'objet indispensable quand on veut commencer à découvrir la filmographie de l'homme à la chemise mauve sur l'escalier...




Langage et Typographie

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Alejandro Lo Celso, Q, typographie Pérec / Peter Bil'ak, A, typographie History 01+03+11 (image Pixelcreation)

La revue d'art contemporain Livraison se penche pour ce treizième opus sur les rapports entre. Entre langage et typo. Entre mots et signes. Avec des textes de Roxanne Jubert, Peter Bil'ak ou encore Jean-Baptiste Levée, c'est une mine hallucinante que je vous recommande vivement. Vous pouvez accéder à plus d'images sur le site de pixelcreation. Mais vraiment. Lisez Livraison!


Pelechian le poète

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Artavazd Pelechian, le poète cinéaste arménien (photo du film ©Films sans Frontières)

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Artavazd Pelechian, le poète cinéaste arménien (photo du film ©Films sans Frontières)


Je dois remercier Jean-Jacques Birgé pour la redécouverte des films du réalisateur arménien Artavazd Pelechian qui fut le co-disciple à la fin des années 60 d'Andrei Tarkovski au VGIK de Moscou. Le site officiel de Pelechian, dont le rédacteur en chef est l'excellent Pierre Arbus, retrace admirablement son parcours atypique. On y lit notamment des extraits de son livre Mon Cinéma. Il y est question du positionnement de Pelechian face au modèle Vertovo-Einseinsteinien, si l'on peut dire. Un modèle qui était une manière de comprendre le montage comme moyen de créer une juxtaposition réciproque (ce que Vertov appelle «un intervalle»).
Pelechian s'en éloigne et propose un «montage à contrepoint». Comme il l'explique: «C'est lors de mon travail sur le film Nous que j'ai acquis la certitude que mon intérêt était attiré ailleurs, que l'essence même et l'accent principal du montage résidait pour moi moins dans l'assemblage des scènes que dans la possibilité de les disjoindre, non dans leur juxtaposition mais dans leur séparation. Il m'apparut clairement que ce qui m'intéressait avant tout ce n'était pas de réunir deux éléments de montage, mais bien plutôt de les séparer en insérant entre eux un troisième, cinquième, voire dixième élément.
En présence de deux plans importants, porteurs de sens, je m'efforce, non pas de les rapprocher, ni de les confronter, mais plutôt de créer une distance entre eux. Ce n'est pas par la juxtaposition de deux plans mais bien par leur intéraction par l'intermédiaire de nombreux maillons que je parviens à exprimer l'idée de façon optimale. L'expression du sens acquiert alors une portée bien plus forte et plus profonde que par collage direct. L'expressivité devient alors plus intense et la capacité informative du film prend des proportions colossales.»

Pelechian travaille avec les images comme avec une partition de musique. La distance se crée par cette adjonction de différentes notes entre les morceaux principaux. Il ne s'agit pas tant de créer du lien que de faire de l'entre.
Dans le film The End (1991), Pelechian suture les plans trouvés d'un voyage en train pour évoquer une vision plus vaste de la vie qui passe. C'est justement cet éloignement dans la proximité de plus en plus intangible des plans qui fait toute la saveur des films de Pelechian. On l'a appelé le poète, ce n'est sans doute pas pour rien. Il aurait pu faire sienne la devise mallarmienne qui voyait la poésie non comme une suite de mots mais plutôt une suite de blanc. Et cette suite d'espaces faussement neutres font le poème.




STATS N'EST PAS UNE CHANSON

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Michael Deal, Charting the Beatles (ongoing project)


Libération présentait dernièrement le travail de Michael Deal un graphiste intéressé par l'information-design ou infographics. Son travail sur le répertoire musical des Beatles est tout simplement impressionnant. Une suite de systèmes de visualisation se met en place qui recontextualise le corpus musical du groupe qui voulait être plus connu que Jésus. À voir.


FC et le Gothique

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François Chastanet présentera son livre-recherche sur l'écriture Cholo à la galerie Anatome à Paris. Si vous êtes dans les parages c'est un must-see / must-hear! Le 5 Février à 19h, rue Sedaine.


French Quadricolor

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Bruno Vandelli, jury de l'émission de télé-crochet Popstars sur M6 en 2002, à la recherche du nom parfait pour un groupe de quatre jeunes. Forcément les quadricolor puisqu'il y a quatre couleurs primaires... (sic!) Allez, c'est bientôt 2010, c'est bon de rire parfois!




Dans la catégorie roue des couleurs, un clip des Nuls pour la 56ème et dernière de leur émission éponyme. C'est forcément potache et d'une finesse d'éléphant parfois mais en 20 ans la télévision aura réussit à devenir plus politiquement correcte et moins méchamment parodique. Donc allons-y gaiement!





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Admirez enfin le générique de Jean Fouchet pour Oscar d'Édouard Molinaro (1967) qui joue astucieusement de la quadrichromie, des filtres colorés et de la synthèse additive. L'ensemble fonctionne graphiquement avec l'inventivité typiquement française de l'époque.




Et pour finir un petit chef-d'oeuvre qui compile la typographie d'une décennie (les 70s) avec l'animation image-par-image pour donner la vision d'un pays gastronomiquement repu sur le point d'enterrer sa vieille cuisine à la française. C'est L'Aile ou la Cuisse, de Claude Zidi, sorti en 1976 et qui servi d'inspiration, sans doute, au revival des seventies quelques 20 ans plus tard avec le label Tricatel (du même nom que le personnage joué par Julien Guiomar dans le film).




Cabinet curieux

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Atelier Resign, Poltrona della Spesa, Francesca Pelliconi & Cº


Pour continuer dans le même thème, quelques curiosités qui forment pour ce post un cabinet éclectique entre objets détournés, films rares, inventaire de mots curieux à usage violent, etc.


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des insultes ad hoc!




Claude Chabrol, la scène de la danse dans Les Godelureaux

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Bieger&Funk, ClockTwo (merci B!)


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image-112.pngOlaf Breuning, Smoke Bombs (merci Juliette!)



b1acd1e31c48f2b1df7f87bd2437fbb4f8499c32.jpegTacita Dean, Die Regimentstochter, 2005



générique de James Bond Contre Dr No par Maurice Binder, 1962



Intro Jitterbug dans Mulholland Drive de David Lynch 2001



jilislucky.jpgpochette de l'album éponyme du groupe Jil is Lucky



Hans Richter, Rythmus 21, 1921 (avec une musique totalement décalée, donc à regarder en mode silence... ou avec une autre musique!)



The Whitest Boy Alive, Fireworks, vidéo de Owen Lang



fantoche from blu.





Émile Reynaud, Autour d'une cabine, 1895


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Stan Brakhage, Mothlight, 1963


Ryan_Kitson_Monoballoon copy.jpgRyan Kitson, Monoballoon, 2007 (cast, resin, enamel)


Ryan_Kitson_FloorPlank_Ball_2.jpgRyan Kitson, Floor, Plank, Ball, 2005


Ryan_Kitson_FloorWallPlank_Ball_1_copy_copy.jpgRyan Kitson, Floor, Plank, Ball, 2006



Peter Tscherkassky, Outer Space, 1999
Suggesting a convulsive hall of mirrors, Peter Tscherkassky's widescreen tour de force Outer Space reinvents a 1981 Barbara Hershey horror vehicle, leaving the original's crystalline surface intact only to violently shatter its narrative illusion. After Hershey enters a house at nighttime, sounds of crickets, static, and distorted music give way to explosions, screams, and garbled voices. In an eruption of panicked subjectivity, the actress's face multiplies across the screen as the frame is invaded by sprocket holes, an optical soundtrack, and flashes of solarized imagery.
-Kristin M. Jones, Closing the American Century:
The Avant-Garde in '99, in: Film Comment Jan./Feb. 2000
(merci OLBI pour le lien!)