•Sujet 1 -Appendix-j

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Benjamin Biolay, Trash Yéyé, 2007 (sans trucage!)


Et on ne peut pas bien sûr poster sur les «vinyls de face» sans parler des «face de vinyls» ou sleevefaces en version originale. S'inspirant des Body Mix de Christian Marclay, les amateurs, nombreux, de ce trucage basique, mais pas si évident, ont eux-mêmes été compilés dans un livre éponyme de Carl Morris et John Rostron: Sleeveface, Be The Vinyl.


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De haut en bas: Forro Safado (© Cristiano Alberti), The Fall (© Peter Rockwell), Serge (© Lucie Davieau, Alexandra Guilloux, Franck Schwebel, Karin Trolard)


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De haut en bas: Spanish Blue (© Miles Hurwitz), Scratch (© Frédéric Derose-Jacques), Vive la France (© Véronique Piraud, Alexandra Guilloux, Franck Schwebel), Where's Wando? (© Cristiano Alberti)


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De haut en bas: John Farnham (© Paul & Sonia Child), Double Fantasy (© Pascal Fricke, Rebekka Krause-Paulus, Heidi Fricke, Hans Sommer, Monika Sommer), Robbie Williams (© Michael Cramer & Cecilia Hennessy)


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Deodato (© Chris Maliwat & Wilson Hardcastle)


Ce qui est le plus intéressant finalement n'est pas tant l'exploit du trucage mais la nouvelle image qui se fabrique et qui revèle bien plus du truqueur que de la pochette. On y voit en effet des intérieurs souvent populaires ou étudiants ce qui indiquerais, intuitivement, que le sleevefacing est une activité de détente et une passion de passage, un exercice fait plus pour la blague ou la compétition bon enfant.

L'espèce de simplicité générale qui (re)met en scène les vinyls devient vraiment intriguante lorsque le masque-vinyl vient définir un nouvel espace, lorsque le truc est visiblement fait main et que la persona musicale dévoile plus qu'elle ne cache. Je pense notamment à la pochette de Peter Gabriel qui elle-même joue du photmontage (les griffures-déchirures) ont été rajoutées) et qui vient compléter plus qu'elle n'est raviver, la photographie du sleevefacing.


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Jennifer Delos Reyes, Remaking Rumours, c.2009


On est alors loin d'un autre genre de réappropriation en forme de pied-de-nez critique dont un des exemples les plus récents est celui de l'affiche du spectacle de Thomas Ngijol qui reprend la pochette du disque historique de Michael Jackson, Thriller. Ou bien ce remake de la pochette de Rumours de Fleetwood Mac qui souligne ce petit détail deleuzien (l'invisible dans le visible) de la paire de ponpons...

Encore plus farfelu et devenu presque trendy, l'album The Transformed Man, interprété par William Shatner (votre Captain Kirk favori). Une collection de ré-interprétations, a capella et chanson parlée, de grands titres pops et de textes middlebrow. Une sorte de parodie de l'album très prétentieux de Frank Sinatra, A Man Alone (même époque). Là où Sinatra est réellement pompeux, Shatner lui surfe sur le 6e degré de la poésie existentialiste et offre des pistes sonores épico-ridicules... avec brillance!
(Re)voyez d'ailleurs son interprétation de Rocket Man (Elton John, Bernie Taupin) à la cérémonie des Science-Fictions Awards de 1978... un grand moment de solitude assumée.





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