•Sujet 1 -Appendix-i

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Christian Marclay sur scène


Vu sur le site de Darby's une intéressante transcription d'un interview (date inconnue) de l'artiste suisso-new yorkais, Christian Marclay. Il y est notamment question de la représentation du son et de son travail graphique sur la série des Body Mix commencé dans les années 90s.

« Essayer de représenter le son - ou plus particulièrement la musique - par une image, c'est toujours une sorte d'échec, parce que le son est immatériel donc invisible ; et parce que cette évocation par la vue exclura toujours l'ouïe. Mais les représentations silencieuses, une sculpture ou une peinture, par exemple, m'intéressent : leur mutisme me semble souvent souligner la nature intangible et éphémère du son. Autrement dit : une image, qui essaye vainement de représenter une présence sonore, devient involontairement la représentation d'une absence. »


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Christian Marclay, Body Mix series, C.199X


Christian Marclay joue donc du vinyl de façons obliques et à chaque fois intriguantes. Il scratche, sample, abîme littéralement les objets-traces de sons et recycle beaucoup. Influencé par le mouvement Fluxus et par des artistes comme John Armeleder, Marclay parle de la musique comme de la forme la plus transitoire de tous les arts. Son oeuvre joue de cette qualité et offre au spectateur une séries de jeux formels où sons et images s'interpellent.


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Christian Marclay, Biennale de Montréal, 2000 (cette installation rappelle celle de 1897 où Marclay avait installé des disques en vinyle sur le sol de la Tour de l'horloge à New York. Cinq années plus tard, il étalait 14 000 disques compacts rutilants à l'envers sur le sol du Musée des beaux-arts de Jérusalem.)


Un autre jeu formel sur les vinyls se retrouve dans le travail du graphiste Anthony Hart. Son projet International Anthem, est un disque double-face où a été sérigraphié une mappemonde. Au fur et à mesure que le diamant passe sur des morceaux de pays, l'hymne national correspondant est joué. Il en résulte une cacophonie unique digne des plus belles heures de l'Eurovision. On peut y voir une interpolation de tropes qui transforme les hymnes en éléments décoratifs ou alors une manière de géographie sonore...


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pour l'amour de la musique.
http://www.youtube.com/watch?v=1cGoDns8wTA

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