novembre 2009 Archives

Jeudi 3 Décembre Hors-Les-Murs

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Vladimir Skoda, sculpture CIAP Vassivière


OscarT.jpgOscar Tuazon, 1:1, 2006, Galerie Standard (2006)


Laurent Sfar organise un voyage au FRAC Limousin et au CIAP Vassivière le jeudi 3 Décembre 2009 pour les étudiants d'année 1. Vous y verrez notamment le travail du sculpteur Oscar Tuazon et l'exposition Scènes d'Intérieur au FRAC.
Il y a 78 places dans deux bus qui vous transporteront gratuitement. Merci aux super-délégués des groupes A, B, C, D de faire circuler l'information. Venez nombreux et surtout profitez-en!


...L'Origine

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L'influence de Clouzot se retrouve dans ce que l'on considère comme son dernier film, tourné en 1968, La Prisonnière. L'histoire d'une «descente aux enfers» (tiens!) de l'épouse d'un artiste avant-garde dont le travail rappelle l'art optique en plein boom à l'époque. Entre mobiles calderiens et jeux de miroirs cinétiques, tout rappelle les illusions présentées au MoMA en 1965 à l'exposition L'Oeil Réceptif.


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Couverture du catalogue, The Responsive Eye, MoMA (1965)


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page intérieure du catalogue, The Responsive Eye, (Francisco Sobrino, Unstable Transformation: Juxtaposition, Superposition D, 1962)

Une âme charitable, sur la plateforme décidement très pratique de YouTube, a compilé les effets visuels utilisés dans La Prisonnière (merci Brice pour le lien!). Loin d'illustrer cette histoire de soumission volontaire qui a pu sembler provocatrice à l'époque (mai 68, la contre-révolution, les femmes, le sexe et Clouzot), les séquences formelles viennent plutôt rendre hommage au cinéma et à son histoire fait principalement d'inventions et de combines.





L'anticipation et...

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On me signalait dernièrement (merci Jawad!) que le documentaire de S.Bromberg sur L'Enfer de Clouzot soulignait l'influence certaine du travail des artistes de l'Op-Art et des films expérimentaux sur les tentatives du cinéaste français d'exploser les règles cinématographiques pour une narration formelle hors-normes.
Si l'influence a eut lieu dans ce sens, elle anticipe aussi le suédage de Michel Gondry qui semble, comme par magie, avoir rendu hommage au travail de Clouzot dans la réalisation de son clip de pour Étienne Daho, Les Voyages Immobiles (1991). Un petit moment d'équilibre visuel et esthétique ou les moyens du bord transforment le tout en revival généreux.


Graphisme et Typographie

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La revue Graphisme en France du CNAP vient de mettre en ligne ses contenus pour sa publication de 2009-2010 consacrée cette année à la Typographie. Le site propose aussi un calendrier des évènements du design graphique... à consulter donc! Vous pouvez aussi télécharger le contenu sous forme de pdf.


•Sujet 2 -appendix-b

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Randy Moore & The Fabulous Suedes, Elvis and Jesus, 2006


Je vous parlais dans le sujet (version papier) de la curieuse subculture des Presleytarians. En 2008, un documentaire rediffusé sur la BBC1, Elvis and the Presleytarians, présentait ce phénomène comme celui d'une adoration post-mortem permettant de définir le sacré de manière inhabituelle.

On trouve ainsi dans les trailer-parks des USA, des Américains moyens capables de croire que le King est vraiment une nouvelle version (une réincarnation?) du «Roi de Jérusalem». Un parasitage naïf mais révélateur montre des montages ou la tête d'Elvis remplace celle de Jésus, ou des visions bucoliques semblent annoncer une ère de paix universel.

Tout le folklore kitsch et encore une fois ses codes visuels sont convoqués. Vous pouvez voir la vidéo du documentaire, disponible sur Veoh, en version originale. À voir absolument comme outil d'analyse.


•Sujet 2 -Appendix-a

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Lorsque l'on parle d'inventer ou de réinventer une subculture, il ne vous est pas interdit de partir d'observations sur des groupes déjà existants. Et bien sûr d'extrapoler. Vous pourriez ainsi vous intéresser au phénomène back to the 80s qui voit refleurir les fuseaux fluo et le style cours d'aérobic.

Tout un graphisme et une grammaire visuelle se décryptent dans des vidéo-clips de plus ou moins mauvais goût où reebok et couleurs néons se taillent la part du lion dans une revisitation de surface des années Gymtonic.


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Dans le genre, Roman Coppola et son clip de pour le groupe Mellow (Another Mellow Winter) en 2000 est une petite pépite de décryptage du style 80s. Il ouvre grand la boîte des codes visuels de l'époque au réalisateur du clip d'Eric Prydz, Call On Me (2005); une ode, peut-être, à la subculture des fans de Fame qui ouvrent la bouche en cours de gym...







Et dans la famille Coppola qui décidément aime décoder la (sub)culture des années 80, Sofia (Coppola donc!) fait appel au graphiste Geoff McFetridge pour le générique de son film tiré du livre éponyme The Virgin Suicides. Un jeu formel de reprises-revisites de carnets intimes de schoolgirls vivant dans la suburbia américaine. McFetridge reprend la graphie et les griffonnages d'ennui que l'on retrouve en général dans les coins des cahiers pour composer une «mystique» du film, celle de secrets non révélés et de jeunes filles hamiltoniennes en fleur...


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•Sujet #2

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Carl Sagan (1934-1996) le pape du scepticisme en astronomie...


Dans la lignée oblique de votre premier sujet vous allez maintenant réfléchir à la notion d'isotypes et de subculture (traduction directe de sous-culture mais préférons le terme anglo-saxon!).
Imaginez qu'il y a plus de trente ans maintenant, Carl Sagan ait été trop schématique et finalement imprécis dans son schéma bien connu pour la plaque de pionneer. Vous allez vous aussi faire un petit retour vers ce futur hypothétique pensé par le plus avant-gardistes des astronomes et réinventer une subculture pour l'espace.

Cette subculture pourra prendre la forme que vous voulez. Vous devrez la traduire, la normer comme aurait pu le faire Otto Neurath, et lui donner une identité visuelle. Celle-ci se traduira par une affiche format A1 (594mm x 841mm), en paysage ou portrait, en quadrichromie ou noir et blanc.

Vous pourrez imprimer une copie du sujet ou le télécharger directement ici.

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(Esbat_AMI-Sujet2.pdf / mot de passe de déblocage donné en cours. Merci!)


Le dessin s'anime

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Le dessin-animé retrouve ses lettres de noblesse grâce à un revival très frenchy. Il suffit de (re)voir les travaux de Moriceau et Mrzyk et ceux plus récents de Jonas & François pour se rassurer quand au renouveau de la French Touch.



Jonas & François dont nous avions déjà parlé ont notamment travaillé sur le clip de Justice D.A.N.C.E. C'est pourtant leur travail pour le canadien Flairs qui est le plus 'dessiné'. Better Than Prince est un petit joyaux de recalcage et d'animation fluide qui lorgne doucement du côté du surréalisme aussi.




Les deux compères ne sont pas en reste et travaillent aussi hors du champ de l'animation. Leur clip pour Kilometer de Sébastien Tellier serait presque une ode aux 70s et aux intérieurs rétro-futuriste, pour ne pas dire campo-pop.




Et comme le retour vers le futur est de mise, il y a une trentaine d'années, un fan des Beatles, Jerry Levitan, réussit à interviewer John Lennon dans une chambre d'hotel à Toronto. À partir de ces bribes de conversations, et grâce au travail de l'illustrateur James Braithwaite et du réalisateur Josh Raskin, Levitan a produit I Met the Walrus, une animation sous forme de cheminement où la voix-off de Lennon semble guider le trait. (merci Thomas pour le lien!)






•Sujet 1 -Rendu

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Lundi 16 Novembre et Mardi 17 Novembre (selon les groupes). Rendu impératif du sujet 1. Amenez vos carnets de recherches, vos oeuvres et vos convictions. À vous de nous convaincre que le subjectif et l'objectif dans la connotation et la dénotation n'ont plus de secrets pour vous.



Amanda et les Marswalkers

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Amanda Riffo, La Rature, dessin sur plexiglass noir, 2005


Deux artistes (un duo et une solo) amusants et qui questionnent eux-aussi, je cite, l'abîme existante entre la «Réalité» et la description de celle-ci au travers de supports de narration (littérature, cinéma, internet, télévision, publicité, etc.).
Si nous savons que littérature et cinéma ne sont pas uniquement des moyens narratifs, il est quand même intéressant de voir comment les Marswalkers (Alexandre Berthier et Karl-Otto von Oertzen) réinterroge cette réalité au travers de leurs fictions.
Amanda Riffo de son côté explore son quotidien en le renouvellant par son point de vue souvent illogique. Il en résulte des trouvailles surprenantes, combines de différents champs détournés.
Ces artistes font partie du collectif-agrégateur Pétahertz.


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Marswalkers, Fourrures, projections de photographies sur surface vitrée phosphorescente, 2009


fleuve2.jpgMarswalkers, L'ombre du Fleuve, diptyque photographique, impression numérique sur backlit, caissons lumineux, 95x65x20cm , 2009


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Amanda Riffo, Promenade, 2008




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Amanda Riffo, Effraction 2, 2009



Coleg Menai

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Hans Richter, Filmstudie, 1926 (photogramme)


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Tristan Tzara (ed), Le coeur à Barbe, 1922 (revue)


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El Lissitzky, Kurt Schwitters, Merz Magazine, 1924 (couverture)


Excellente archive du modernisme mais aussi de tous les -ismes qui ont chamboulés le XXè siècle et le précédent, Coleg Menai est le blog  de Green Land Design (Pays de Galles). À voir si vous voulez que les avant-gardes n'aient plus de secrets visuels pour vous...


La Subversion des Images

Si vous ne connaissiez pas encore, il est temps de découvrir le blog d'André Gunthert,l'ARHV (Atelier de la Recherche en Histoire Visuelle). Le blog est maintenant devenu une archive mais vous pouvez y retrouver les billets d'André Gunthert. Celui-ci a d'ailleurs ouvert une nouvelle plateforme d'échanges (fameux projet Culture Visuelle) sur l'Atelier des Icônes. Je vous recommande d'ailleurs d'y lire son article important sur «L'Image Partagée» ou comment l'Internet a changé l'économie des Images (ici!).

Et comme nous parlons d'images, pour ceux qui vivraient dans une grotte, le Centre Pompidou, jusqu'au 11 Janvier 2010, propose une plongée dans la photographie surréaliste. Sorte d'écho à l'exposition Explosante Fixe (1985, MAM) de Rosalind Krauss et Jane Livingstone, et à celle de la galerie Hayward, Undercover Surrealism (Londres 2006), La Subversion des Images permet de souligner les liens étroits tissés entre les artistes du surréalisme et la technique photographique (film compris).

Cherchant à révéler les mystères du rêve à travers le point de vue, l'accident ou la technique réinventée, les surréalistes ont abusé de la photographie pour offrir de nouvelles représentations de la réalité moderne. Les artistes se mettent en scène, Man Ray proposant des échiquiers de surréalistes et Breton convoquant des travaux collaboratifs au travers de cadavres-exquis. Ce sont surtout les changements d'échelles qui vont accentuer la réalité jusqu'à lui faire perdre son sens. Les gros-plans de Boiffard sur des orteils rendent soudainement ceux-ci fantasmagoriques. Man Ray poursuivra, et on ne peut que se rappeler de L'Oeil d'Odilon Redon lorsque l'on plonge dans le sien...


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Odilon Redon, L'Oeil comme un ballon bizarre se dirige vers l'Infini (1882)


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De haut en bas: Eli Lotar, Germaine Krull, 1930 / Jacques-André Boiffard, Sans Titre, 1929 / Man Ray, Salvador Dali et Man Ray, 1934 / Man Ray, L'Oeil, 1933


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Jacques-André Boiffard, Gros Orteil, Sujet Masculin, 30 ans, 1929


Sandroni.Rey

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Une très bonne galerie californienne sis au 2762 S. La Cienega Blvd à Los Angeles. Sandroni.Rey est un excellent moyen de voir la production de la jeune garde westcoastienne entre autres Anthony Goicolea et Farrah Karapetian.


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De haut en bas: Anthony Goicolea, Supper, 2008 / Mami 2, 2008 / Tunnel, 2008


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De haut en bas: Farrah Karapetian, Light Year, 2009 / Untitled (water glass), 2007 / Working, 2007 / Untitled (Broken Jelly Jar, Narrow), 2007 / Cone, 2007 / The Kitchen, installation view, 2008



Textfield Inc.

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De haut en bas et de droite à gauche: Shannon Ebner, The Sun as Error (Dexter Sinister) / Slavs and Tatars, A Thirteenth Month Against Time (Kasia Korczak, Payam Sharifi) / Slavs and Tatars, I Still See Communism Everywhere (Kasia Korczak, Payam Sharifi) / Terence Koh, The Whole Family (Peres Projects)



Textfield est un éditeur indépendant américain. Le site est en v.o mais vous pourrez y apercevoir tout ce qui compte actuellement dans le monde de l'édition intelligente et curieuse. Je vous recommande particulièrement les livres de Slavs & Tatars et de Dexter Sinister (Reinfurt/Bailey), ou comment graphisme et édition fonctionnent de concert pour produire du sens à différents niveaux.

Et en parlant d'édition, ne ratez pas au CAC Colomiers ce mardi 17 Novembre à 18h30 l'excellente conférence «Ce que l'édition fait à l'art, ce que l'édition fait à l'oeuvre». Centrée sur la question de l'édition d'art, la conférence mettra en perspective l'actualité éditoriale du CAC. Venez nombreux!


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Pour finir, Laurent Sfar expose à la galerie 100 Titres à Bruxelles. L'occasion de découvrir son livre Ex-Libris, Expédition nocturne autour de ma chambre (d'après un texte de Xavier de Maistre) et ses autres productions autour de la littérature...


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Laurent Sfar, Ex Libris, Expédition nocturne autour de ma chambre (Xavier Maistre), 2007


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Laurent Sfar, Ex Libris, La Disparition (Georges Perec), 2007


•Sujet 1 -Appendix-j

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Benjamin Biolay, Trash Yéyé, 2007 (sans trucage!)


Et on ne peut pas bien sûr poster sur les «vinyls de face» sans parler des «face de vinyls» ou sleevefaces en version originale. S'inspirant des Body Mix de Christian Marclay, les amateurs, nombreux, de ce trucage basique, mais pas si évident, ont eux-mêmes été compilés dans un livre éponyme de Carl Morris et John Rostron: Sleeveface, Be The Vinyl.


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De haut en bas: Forro Safado (© Cristiano Alberti), The Fall (© Peter Rockwell), Serge (© Lucie Davieau, Alexandra Guilloux, Franck Schwebel, Karin Trolard)


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De haut en bas: Spanish Blue (© Miles Hurwitz), Scratch (© Frédéric Derose-Jacques), Vive la France (© Véronique Piraud, Alexandra Guilloux, Franck Schwebel), Where's Wando? (© Cristiano Alberti)


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De haut en bas: John Farnham (© Paul & Sonia Child), Double Fantasy (© Pascal Fricke, Rebekka Krause-Paulus, Heidi Fricke, Hans Sommer, Monika Sommer), Robbie Williams (© Michael Cramer & Cecilia Hennessy)


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Deodato (© Chris Maliwat & Wilson Hardcastle)


Ce qui est le plus intéressant finalement n'est pas tant l'exploit du trucage mais la nouvelle image qui se fabrique et qui revèle bien plus du truqueur que de la pochette. On y voit en effet des intérieurs souvent populaires ou étudiants ce qui indiquerais, intuitivement, que le sleevefacing est une activité de détente et une passion de passage, un exercice fait plus pour la blague ou la compétition bon enfant.

L'espèce de simplicité générale qui (re)met en scène les vinyls devient vraiment intriguante lorsque le masque-vinyl vient définir un nouvel espace, lorsque le truc est visiblement fait main et que la persona musicale dévoile plus qu'elle ne cache. Je pense notamment à la pochette de Peter Gabriel qui elle-même joue du photmontage (les griffures-déchirures) ont été rajoutées) et qui vient compléter plus qu'elle n'est raviver, la photographie du sleevefacing.


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Jennifer Delos Reyes, Remaking Rumours, c.2009


On est alors loin d'un autre genre de réappropriation en forme de pied-de-nez critique dont un des exemples les plus récents est celui de l'affiche du spectacle de Thomas Ngijol qui reprend la pochette du disque historique de Michael Jackson, Thriller. Ou bien ce remake de la pochette de Rumours de Fleetwood Mac qui souligne ce petit détail deleuzien (l'invisible dans le visible) de la paire de ponpons...

Encore plus farfelu et devenu presque trendy, l'album The Transformed Man, interprété par William Shatner (votre Captain Kirk favori). Une collection de ré-interprétations, a capella et chanson parlée, de grands titres pops et de textes middlebrow. Une sorte de parodie de l'album très prétentieux de Frank Sinatra, A Man Alone (même époque). Là où Sinatra est réellement pompeux, Shatner lui surfe sur le 6e degré de la poésie existentialiste et offre des pistes sonores épico-ridicules... avec brillance!
(Re)voyez d'ailleurs son interprétation de Rocket Man (Elton John, Bernie Taupin) à la cérémonie des Science-Fictions Awards de 1978... un grand moment de solitude assumée.





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•Sujet 1 -Appendix-j

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Un petit jeu auquel vous auriez pu vous prêter est de faire la (longue) liste des vinyls qui jouent sur une dénotation-connotation forte. Quoi de plus direct qu'une photographie, qui plus est celle du chanteur(euse) pour dénoter son album? Très à la mode pendant l'ère Yé-Yé (50s-60s), un retour de la pochette «vinyl de face» s'est perçue notamment avec le retour d'une scène française portée par le duo Biolay-Ann. Les visages en close-up ont refleuri sur les pochettes lointainement inspirées par leurs aînées. Curieusement, mis à part les typographies romantico-kitsch, ces portraits-ci ne sont pas si éloignés de ces portraits-là et toute la connotation tiens finalement à la manière de photographier et à la distanciation plus ou moins forte apportée par celle-ci.


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•Sujet 1 -Appendix-i

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Christian Marclay sur scène


Vu sur le site de Darby's une intéressante transcription d'un interview (date inconnue) de l'artiste suisso-new yorkais, Christian Marclay. Il y est notamment question de la représentation du son et de son travail graphique sur la série des Body Mix commencé dans les années 90s.

« Essayer de représenter le son - ou plus particulièrement la musique - par une image, c'est toujours une sorte d'échec, parce que le son est immatériel donc invisible ; et parce que cette évocation par la vue exclura toujours l'ouïe. Mais les représentations silencieuses, une sculpture ou une peinture, par exemple, m'intéressent : leur mutisme me semble souvent souligner la nature intangible et éphémère du son. Autrement dit : une image, qui essaye vainement de représenter une présence sonore, devient involontairement la représentation d'une absence. »


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Christian Marclay, Body Mix series, C.199X


Christian Marclay joue donc du vinyl de façons obliques et à chaque fois intriguantes. Il scratche, sample, abîme littéralement les objets-traces de sons et recycle beaucoup. Influencé par le mouvement Fluxus et par des artistes comme John Armeleder, Marclay parle de la musique comme de la forme la plus transitoire de tous les arts. Son oeuvre joue de cette qualité et offre au spectateur une séries de jeux formels où sons et images s'interpellent.


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Christian Marclay, Biennale de Montréal, 2000 (cette installation rappelle celle de 1897 où Marclay avait installé des disques en vinyle sur le sol de la Tour de l'horloge à New York. Cinq années plus tard, il étalait 14 000 disques compacts rutilants à l'envers sur le sol du Musée des beaux-arts de Jérusalem.)


Un autre jeu formel sur les vinyls se retrouve dans le travail du graphiste Anthony Hart. Son projet International Anthem, est un disque double-face où a été sérigraphié une mappemonde. Au fur et à mesure que le diamant passe sur des morceaux de pays, l'hymne national correspondant est joué. Il en résulte une cacophonie unique digne des plus belles heures de l'Eurovision. On peut y voir une interpolation de tropes qui transforme les hymnes en éléments décoratifs ou alors une manière de géographie sonore...


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Yves Le Sport

churchill2-343437228.jpgMême si vous n'êtes pas en année 2, précipitez-vous sur le blog du module Sport la Beauté du Geste, une petite merveille de références sur tout ce que vous avez toujours vouloir savoir sur le Sport sans jamais oser le demander. (merci Kévin et Hugo pour la mise en place)


•Sujet 1 -Appendix-h

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Toutes les écritures graphiques sont possibles mêmes celles que vous voulez inventer. Entre collages, photomontages, dessins, regénération assistée par photoshop, ligne claire, plan large, équilibre, assymétrie, micro et macro zoom, etc. à vous d'avoir l'approche (ou les approches) les plus perspicaces.


vynilE.jpgVous pouvez travailler de manière très épurée, uniquement typographique, ou jouer du rapport entre le texte et l'image. L'un n'étant pas toujours la légende de l'autre...


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ci-dessous, la pochette en bleu montre une insularité typographique qui n'est pas inintéressante et qui peut vous faire comprendre que le texte n'est pas nécessairement à caler dans des grandes colonnes... (travail de la Werkplaats)


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Pensez que la surface de la pochette peut être trouée jouant ainsi entre le recto/verso mais aussi l'intérieur et l'extérieur. Et que l'un peut 'révéler' l'autre...
Et n'oubliez pas le VERSO de votre pochette qui peut devenir l'espace de monstration de votre playlist. L'ensemble, je vous le rappelle, doit discuter de là où vous êtes et de l'inexistence de ce lieu...


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•Sujet 1 -Appendix-g

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Pour stimuler vos cellules grises et pour surtout pour que vous preniez l'habitude de chercher autour des choses de manière concentrique. N'oubliez pas que pour votre rendu vous devrez présenter vos carnets de recherches. Autant dire que 3 pages A4 qui se battent en duel seront totalement inutiles...


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Pochette pour l'album, I Can't Wait, de Mirwais... totalement dénotatif en vo!


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Le studio Abåke travaille régulièrement pour la label Kitsuné. Les pochettes d'albums deviennent alors support pour des portraits networkant qui pourraient bien former une gigantesque frise galactique si on les assemblaient tous. Moins réalistes que les trois visages du groupe Revolver, ils rappellent un album éponyme du même nom, celui des Beatles qui devient, dans cet ordre, le plagiat par anticipation du travail d'Abåke.


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L'humour, le décalage, les évidences ne sont pas non plus interdits. Soyez simples mais conformes avec votre projet.


barclaybarclay.jpgSéries de pochettes vinyls pour les compilation du label Barclay. Chaque décennie (les 50s, les 60s, les 70s, les 80s, les 90s) sont représentées par des photorama/diaporama/ sorte de museorama deluxe qui dénotent tous les objets connotatifs de ces époques, l'ordinateur Atari, la moquette à poil, etc.


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vynilB.jpgPensez aussi au format lui-même. Il se déplie, se démultiplie, offre des possibilités de séquençage, d'extension de sa propre surface (je pense à la pochette de l'album de Mellow par Laurent Fétis [image ci-dessus avec galette à rayure])


vynilC.jpgLa 'galette', le vinyl, peut (ou pas) jouer son rôle dans votre rendu. N'oubliez pas que vous devez jouer avec des formats basiques (cercle, carré) mais qu'il n'est pas obligé de rester dans une sagesse et un respect des formes imposées.


The Solar Film

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Saul Bass, Art Goodman, The Solar Film, 1980

Une petite merveille du film documentaire, commandée en 1980 par Robert Redford au pape du graphisme de l'époque (et de celle d'avant), Saul Bass. The Solar Film est un chef-d'oeuvre d'animation et de rythme. Vous pouvez en voir des extraits proposés par Eames Demetrios sur le site DasFilmFest (merci Dave pour le lien)




Pour ceux qui ne seraient pas familiers avec le travail graphique de Saul Bass, vous connaissez certainement un de ses génériques de films les plus célèbres. La séquence de pré-ouverture du Vertigo d'Hitchcock est de lui. C'est impeccable et si l'on se replonge dans le contexte de l'époque, alors on comprend toute l'inventivité d'un des graphistes les plus importants des Etats-Unis.







Ce Que L'on Voit

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Nous arrivons à la phase de mise en forme / finalisation de vos rendus pour le Projet#1.
Pour votre rendu final vous pourriez, par exemple, vous approprier les préceptes de la Gestalt. Cette théorie allemande (école de Berlin) de la forme explique que le Tout est différent de la somme de ses Parties. Ainsi un objet peut prendre différentes significations selon le regard qu'on lui porte et ce qui le compose. Il s'agit de mettre en exergue la structure signifiante d'une forme et l'on comprend alors le lien qui peut exister entre connotation et dénotation dans ce cas. La 'gestalt' d'une forme, d'un objet pouvant aussi changer selon qu'on le connote ou le dénote.

Le vase de Rubin est l'exemple type de cette théorie qui fait que selon que l'on se concentre sur les vides ou les pleins, on finit par voir deux choses radicalement différentes et qui pourtant forment un tout. La perception étant question de point de vue...

Les illusions d'optique jouent de cette frontière entre voir une chose ou en voir une autre. Je vous recommande d'ailleurs de (re) le vidéo-clip réalisé pour QuoobTV (studio italien de motion graphics) par Mauro Vecchi pour le titre Golden Cage de The Whitest Boy Alive. Une petite revisitation de toutes les illusions escheriennes et autres.


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Les exemples d'illusions gestaltiennes ci-dessus sont archétypiques (le lapin-canard, le dalmatien, les porteurs de blé et le chien endormi... etc.)
Et le logo Carrefour ci-dessous joue aussi de l'immédiateté de la perception, on ne 'lit' le C de Carrefour qu'en se concentrant. Les formes rouges et bleues ayant un espèce de prégnance immédiate qui nous parasite la vision du C en défonce.

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Il est est de même, mais de façon moins magistrale, pour l'illustration du studio 33RPM pour un article du New York Times où il est question de l'entente cordiale entre Républicains et Démocrates à la Maison Blanche et comment l'alliance entre les deux forces de la politique américaine doivent s'entendre pour faire avancer le schmilblick.


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33RPM, White House, 2007


vasarely2452.jpgVictor Vasarely, Gestalt - MC, peinture sur bois (c. 1977)






Allez l'Amour

Encore et toujours dans l'idée de remake, le vidéo-clip de Ludéal, chanteur pop acidulé, qui revisite efficacement les plus célèbres affiches et moments du cinéma dont Les Valseuses, Autant en Emporte le Vent ou encore Brokeback Mountain.


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Le clip de Ludéal est aussi un clin d'oeil à celui de Jay-Z ou le rappeur revisite ses propres pochettes vinyls, en toute modestie...

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