juin 2009 Archives

Ce fut un Amour Contigent et Arbitraire

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Caspar David Friedrich, La Tombe de Hutten, c. 1823


Belle publication réalisée par les étudiants des Beaux-Arts et qui sera présentée à la librairie Ombres Blanches le 01 Juillet à 18h. Venez nombreux!
Ce fut un amour contingent et arbitraire est un ouvrage issu d'une recherche de trois années conduite par un groupe d'étudiants du département de philosophie de l'Université Paris 8 et de l'Ecole des beaux-arts de Toulouse.


Hello LA

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Ed Ruscha, May Company, 6067 Wilshire Blvd. (Parking Lots series, 1967-1999),Portfolio of 30 silver gelatin prints, ed. 26/35, each 15 x 15 inches. Promised gift of Blake Byrne '57 in honor of Raymond D. Nasher '43


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Ed Ruscha, Hollywood is a Verb, 1983


Reyner-Banham le célèbre critique disait que pour appréhender la cité des Anges il fallait avoir une automobile. C'est pourtant à pied que les membres du groupe The Temporary Thing ont arpenté tout Wilshire depuis le numéro 1 de ce boulevard célèbre jusqu'aux abords de l'océan Pacifique. La vidéo Time Is Slipping Away (dir. Jimmy Thompson) offre une autre vision de Los Angeles et ce qui se met en place n'est pas sans rappeler ces images célèbres d'Ed Ruscha qui voulait capturer le côté répétitif du 'décor' californien (drugstores, parking lots, stations services) dans une geste informative qui peut à peu perd de son but fonctionnel pour devenir oeuvre à part entière.
C'est donc à une ballade véritablement que Time Is Slipping Away nous convie. Une ode à la ville tentacule mais si chère aux Angelenos.






C'est l'été!

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Et Fête de la Musique oblige une petite sélection des meilleures vidéos qui peuvent vous donner des idées ou simplement vous détendre.
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(1) En premier la dernière vidéo de Bat For Lashes (Pearl's Dream) où la chanteuse se crée un double-alter-ego-döppelganger aussi blonde platine qu'elle est brune corbeau. C'est l'éternel mythe hollywoodien de la dark lady contre la sainte blonde... mais les choses sont-elles aussi simples que ça? Bat for Lashes continue dans sa revisitation grandiose du glam folk avec un clin d'oeil plus qu'appuyé au Mulholland Drive lynchien et à la série des Conan. Montage intéressant et imageries néo-collegienne qui rappelle ces voyages scolaires au planétarium du coin.



(2) Ensuite les Naive New Beaters qui malgré les apparences sont les frenchies les plus méconnus du moment (plus pour longtemps). Live Good de leur album Wallace est une merveille de synchronisation et de post-production, vous vous ferez attraper par cette illusion simpliste à priori mais qui vous trottera dans la tête longtemps. (merci Mr B. pour le lien!)



(3) Une nouveauté sur le radar, Gary Go et son tube Engines qui nous permet de (re)découvrir l'agence de motion graphics Flynn qui avait notamment produit le clip Forever More de Moloko. Là aussi de l'illusion, de l'homme-machine qui se fabrique pour nous confondre. Un rappel lointain de Metropolis qui avait notamment été repris dans le clip de Cunningham pour Björk. Bref Michael Baldwin, le réalisateur de ce clip, rend un hommage aux films des années 50 et leur glorification de l'ère nucléaire et des robots humanisés.


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Gary Go, Engines (dir. M.Bladwin) 2009. Clip ICI!


(4) Un ovni de 50 secondes. Furniture - They Ringeth. Incroyable. Beau. Curieux. Visitez le site de Michael Cimpher qui a produit cet objet modernisto-baroque.



(5) On pourrait croire à un travail d' Ann Veronica Janssen où à l'ouverture psychédélique du Mépris de Godard (en se forçant un peu), et pourtant la vidéo des Dead Soul Brothers (Over Time) est un protocole simple d'action-réaction. La musique berce les images qui en retour réagissent aux sons. Simplicité étourdissante? La fin laisse légèrement à désirer.



(6) Encore un clip fait maison d'Ewan Jones Morris et Casey Raymond pour le groupe de pop-rock The Victorian English Gentlemens Club et leur single Parrot. Rigolo et très comics nineteenth century.



(7) Pour finir et pour continuer dans le fait-maison, le clip longtemps reporté d'Ariel Pink (un ancien de la CalArts), Kate I Wait. Un petit bijou évocateur, avant-garde et qui préfigure son autre opus Young Pilot Astray. Les deux bercent dans un déjà-vu inconnu troublant. On croit à la farce et on est bien obligé d'admettre que les deux flirtent avec les références 70s. Curieusement, pour produire ses tournées, Ariel Pink offre ses oeuvres pour 10.000 dollars. Entre le foutrac et le n'importe quoi surnagent des pépites qui soulignent encore le psychédélisme hallucinant de cet auteur-artiste-chanteur pas comme les autres.


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Ariel Pink, ariart01b, date unknown


ariart10b.jpgAriel Pink, ariart10b, date unknown







La 'dernière'

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Le 22-23 Juin c'est la première de vos futures dernières lignes droites. Quoi de telle qu'une image d'Italie pour vous détendre un peu. On sait depuis Arasse et Panofsky que la perspective a potentiellement été inventée à Florence au XVe ; Arasse citait même Samuel Edgerton pour qui le lien logique entre Florence grand centre de la cartographie sous la Renaissance et Florence terrain d'imagination de la perspective était évident.
Arasse raconte d'ailleurs dans son opus sur l'Italie du Quattrocento une histoire amusante (Histoires de Peintures, 2004), celle d'un médecin Paolo Toscanelli qui fut l'auteur d'un Traité Sur Les Miroirs Pour Faire Apparaître les Dragons et qui écrivit à Christophe Colomb pour lui faire part de ses réflexions cartographiques notamment d'un espace inconnu à l'ouest mais totalement existant! (Toscanelli fut aussi l'auteur d'un Traité de Perspective).
Si comme le mentionnait Alberti dans son De pictura, la perspective bâti un monde, un lieu d'architecture dans lequel l'histoire prend place, alors c'est bien de perspective qu'il vous faudra faire usage (au figuré!) et je vous souhaite le meilleur pour vos évaluations finales. Comme dirait le philosophe franco-arménien bien connu André M., faites sortir le dragon qui est en vous!


Romy L'Enfer

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Henri-Georges Clouzot, Les Diaboliques, 1955


Une petite merveille expérimentale du plus sérieux et moderne cinéastes français de l'après-guerre, Henri-Georges Clouzot. Son film, L'Enfer, ne fut jamais commencé mais on savait qu'il existait des rushes tournés par Clouzot (mort en 1977) avec son actrice principale Romy Schneider.
En 2007 Serge Bromberg, grand archéologiste du cinéma et sauveur de copies de films, acquérait les droits des rushes encore bloqués par les assurances. Une projection eut lieu au Louvre dont Jacques Mandelbaum dit qu'elle était " à perdre son sang-froid".
Entre maniérisme et fantasmagorie, on découvre un Clouzot très éloigné du metteur en scène méticuleux et sévère qui n'hésitait pas à gifler Bardot pour rendre plus crédibles certaines scènes de La Vérité (1960) ou du cinéaste de la cruauté qui réalisait le drame hypertendu au final-à-taire des Diaboliques (1955).
Point de ce rigide régime dans ces quelques minutes de vidéo, vous y verrez des jeux formels, hyper-esthétiques, qui laissaient présager un film aux antipodes de l'époque... ou peut-être précurseur...



Une galerie du Nord

Avant de vous poster une critique sur le dernier film de Lars von Trier et pour faire suite au post sur le travail de Kim Hiorthøy sur l'interdisciplinarité revendiquée: une galerie norvégienne Standard (située à Oslo plus précisement) qui justement l'expose ainsi que les travaux très ouverts et multiples d'autres phénomènes des îles nordiques.
Eivind Furnesvik et son associée Therese Veier ont fondé Standard en 2005 pour en faire une plateforme de découverte des artistes norvégiens de la scène artistique internationale. Mais Standard est aussi un plateau offert aux osloïtes pour leur permettre de voir autre chose que les oeuvres locales. Ce qui finalement provoque un mélange frais de folk art et d'élucubrations plus contemporaines.


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Alex Hubbard, Spaced Yourself (2009), installation view: Screens for Recalling the Blackout



SOAH-2009-007.jpgAlex Hubbard, SK 20 (2009)



SO2006-TEP-IV-04.jpgOscar Tuazon, 1:1 (2006)



SOOT-2002-002a.jpgOscar Tuazon, Coming Soon (2002)



SOOT-2007-IV-06.jpgOscar Tuazon, 1:1 (2007)



SODL-2006-001.jpgDavid Lieske, The Nature of Your Oppression is the Aesthetic of Our Anger (2007)


SOTR-2006-Haugar-IV-04.jpgTorbjørn Rødland, Uglesommer (2006)



SOTR-2005-Minnesota.jpgTorbjørn Rødland, Minnesota Sharpie (2005)



SOTR-2004-001.jpgTorbjørn Rødland, Fields of Dreams (2004)


SOTR-2000-Broken.jpgTorbjørn Rødland, Brutt (2000)



SOTA-2007-006.jpgTauba Auerbach, NATO Phonetic Alphabet & Five Percenter Supreme Alphabet (2007)



SOTA-2006-003-B.jpgTauba Auerbach, Alphabetized Bible (2006)



Dead-Line Post-It-Buzz

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Article intéressant sur Le Post qui met en avant le phénomène Twitter tout en nous rappelant à nos amours de cette année sur les vidéos en stop-motion (voir anciens posts).
La vedette hollywoodienne Ashton Kutcher (oui celui-là) est tombé 'par hasard' sur le petit film d'animation d'un étudiant taiwanais, Bang Yao Liu, en échange scolaire au Savannah College of Art and Design (SCAD) à New-York. Bang Yao Liu ne s'attendait certainement pas au buzz provoqué par le twitting de Kutcher.
À vous de juger la vidéo. Ne vous arrêtez pas aux premières secondes, la performance est assez incroyable à en juger par le making-off.



Bang-yao Liu, Dead-Line Post-It, Music by Röyksopp (http://royksopp.com)
Sound design by Shaun Burdick, 2009




Bang-yao Liu, Dead-Line Post-It, Music by Röyksopp (http://royksopp.com)
Sound design by Shaun Burdick, 2009
video is filmed by Jay Tseng


KIM Hiorthøy

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Kim Hiorthøy, album cover, Phonophani, Phonophani, (2006)


Les Siestes Électroniques toulousaines sont parfois le lieu des meilleures surprises. le 27 Juin (retenez la date!), le graphiste-slash-designer-slash-artiste-slash-musicien Kim Hiorthøy, qui prouve (?) que l'on peut mêler les genres, donnera un concert gratuit à la Prairie des Filtres. Hiorthøy est un touche-à-tout génial, très illustratif mais avec cette sensibilité propre aux pays nordiques où la frontière entre hallucination et réel est minimale.
À voir et écouter donc! (en plus Achim Brandenburg, aka Prosumer, le roi berlinois de l'électro detroiesque, clôturera la soirée, que du bonheur...)


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Kim Hiorthøy, How Blood Works, 2007





Kim Hiorthøy, Tak, (dir. Occer) 2009


Phantom Ride

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Deux vidéos intéressantes et qui se répondent de manière oblique dans le temps. Celle d'abord d'un jeune Lelouch qui revisite Paris d'un point de vue curieusement mechanics-only ; celle ensuite de l'artiste Camille Henrot qui 'illustre' pareillement la musique de l'excellent groupe Principles of Geometry.

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Unknown, Through The Haverstraw Tunnel, 1897 (extrait)


L'inventivité commune de leurs points de vue rappelle pourtant le cinéma ancien et les fameuses phantom rides (une des plus anciennes, The Haverstraw Tunnel, date de 1897), films populaires où un opérateur s'attachait littéralement à la locomotive d'un train pour offrir aux spectateurs ébahis une vision-de-machine en mouvement. Une sorte de poursuite fantôme en direct se mettait alors en action qui faisait visiter les paysages du point de vue unique d'un 'engin' mue par une force invisible (d'ou le terme phantom / fantôme).



Principles of Geometry, A Mountain For President, (dir. Camille Henrot), 2007
Musée d'Art Moderne, Playback, Paris




Claude Lelouch, Un Rendez-Vous, 1976
(caméra montée sur Mercedes-Benz 450SEL)


Esther Teichmann

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Esther Teichmann est une artiste-photographe germano-américaine qui poursuit actuellement son PhD au Royal College of Art. Pour elle la photographie permet de crée des images empreintes d'une théâtralité à l'ancienne qui rappelle ces daguérotypes chers à Benjamin.


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Esther Teichmann, Mythologies, 2008 (hand tinted C-Type, 40x50 inch)


En 1839, dans la revue l'Artiste (1), le critique Jules Janin évoque pour la première fois de manière visionnaire la question de la reproduction mécanique (plus tard admirablement théorisée par W.Benjamin). Il y est d'abord question d'une machine-à-reproduire, le Diagraphe-Gavard (2) qui permet "par la main d'un enfant sans expérience" de reproduire tous dessins y compris les plafonds "obéissants" de Versailles. Gavard s'est inspiré du Pantographe inventé au XVIe siècle par Scheiner et ces machines préfigurent le daguérotype dans cette 'magie' (manuelle pour l'un et chimique pour l'autre) du miroir idéal et de la "mémoire fidèle".


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Charles Gavard, Jules Janin, Galeries historiques de Versailles, [gravées sur acier par les meilleurs artistes français et étrangers, avec un texte explicatif par M. Jules Janin. Ouvrage publié par Ch. Gavard]. (1837-1841)
Second tirage de l'édition originale sur beau papier vélin demi-jésus à grandes marges. Un des 16 volumes de cette collection monumentale sur le chateau de Versailles commandée par le roi Louis-Philippe et parue en 300 livraisons. L'ouvrage fut entièrement executé à l'aide du diagraphe inventé par Mr. Gavard, capitaine du corps royal d'état-major.



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Chez Treutel et Wurtz, Archives des Découvertes et des Inventions Nouvelles (faites dans les Sciences, les Arts et les Manufactures, tant en France que dans les Pays étrangers), 1830
vous pouvez télécharger gratuitement cet ouvrage en cliquant ICI


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Sorenson's engraving pantograph Fig. No. 27, 1867, (cropped to just the image of the Pantograph)


L'histoire de l'art, Barthes et les pratiques ont prouvés que la photographie, en bonne descendante du daguérotype, n'est pourtant pas uniquement ce miroir charmant à reproduire instantanément les choses aimées. Et la mécanisation même si elle reproduit les images jusqu'à épuisement de leur aura individuelle, a le mérite d'avoir ouvert un champ d'expérimentation dont Teichmann est l'exploratrice.
Tout comme Jürg Lehni et sa machine Hektor (3-4-5) qui se réapproprie les vertus du Pantographe dans une interrogation du rôle du graphiste à l'âge de la machine-qui-pense (souvent par défaut),


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(3)


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(4)


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(5)

toutes les images sont copyright Jürg Lehni et accessibles sur son site où vous saurez tout de ce curieux Hektor, The Spray-Paint Output Device.



ou comme Xavier Veilhan qui 'reproduit' le Lion (6) avec les technologies les plus contemporaines de la captation en 3D ; Teichmann utilise la photographie comme machine-à-capturer et reproduire les figures familiales mythologiques tout en parasitant ce modèle frigorifique.


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Frédéric Auguste Bartholdi, Le Lion de Belfort, cuivre martelé. Place Denfert-Rochereau, XIVe arrondissement de Paris (1872-1979)


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(6)

Xavier Veilhan, Le Lion de Veilhan, 2005 (ici Place Stalingrad, Bordeaux)


En réinterrogeant même la notion de miroir que j'évoquais précédemment, la série Silently Mirroed (2005) est ainsi une théâtralisation des proches (mère, père) d'Esther Teichmann. Les corps sont démystifiés pour ne devenir que des monuments paradoxalement objectifs des figures parentales.
Cette théâtralisation se retrouve dans le série Mythologies ou travail manuel et exagéré sur la couleur, semble évoquer ces images romantiques du milieu du XIXe.


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Esther Teichmann, Mythologies II, Hand tinted, 40x50 inch, C-type, 2008


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Esther Teichmann, Exuberant Skin IV, 30x40 inch, C-type, 2007


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Esther Teichmann, Untitled from 'Stillend Gespiegelt', 30x40 inch, C-type, 2005


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Esther Teichmann, Untitled from 'Inward Bound', 30x40 inch, C-type, 2006


Ainsi les images de Teischmann peuvent avoir un côté suranné et nostalgique. Mais c'est à un vrai questionnement de la technique et du rôle de la photographie qu'Esther nous invite. Alors oui, comme le disait Janin, le daguérotype avait cette rage de son époque qui cherchait inlassablement les moyens "de faire reproduire pour nous et à notre place." Mais la photographie de Teichmann emprunte aussi bien à la peinture qu'à la photographie naturaliste. Pas uniquement comme moyens de reproductabilité donc mais surtout comme gestes. Sa photographie n'a pas pour objectif (!) de reproduire-à-sa-place. Comme Veilhan qui revisite la sculpture tout en faisant un clin d'oeil à la figure leonesque bartholdienne de l'insconscient collectif parisien, le travail de Teichmann est un prisme, un outil d'observation et comme tel il n'épuise pas son sujet, il lui donne simplement un autre statut.



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(1) Jules Janin, « Le Daguerotype », in L'Artiste. Journal de la littérature et des beaux-arts, 2e série, tome 2. Paris, 1839.
(2) Merci à Michel Fingerhut pour avoir fait remonter à la surface de ma mémoire cet appareil.



Graphisme en France

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Le CNAP, en plus de répondre aux 144 questions que se posent les artistes-plasticiens, édite aussi la revue Graphisme en France. Depuis 1994 voilà une publication annuelle qui est à l'affût des débats, des questions (toujours!) qui agite la planète graphisme et son aire de jeu frenchy. Un des objectifs ambitieux de GeF est de cimenter une culture graphique hexagonale tout en étant aussi un outil pédagogique au service à la fois des étudiants et des enseignants.
Je vous recommande la lecture de la dernière livraison de GeF 2008-2009 qui insiste cette année sur la notion d'apprentissage et de désapprentissage, en particulier dans l'enseignement du graphisme.
Un excellent article-récit de l'historienne de l'art Catherine de Smet (1) met en exergue la situation actuelle tout en soulignant la nécessité de revisiter les formations et se poser de nouvelles questions (encore!). Celle de l'histoire de la discipline devient ainsi essentielle ; sans une connaissance de celle-ci et un intérêt indispensable pour les nouveaux champs du graphisme, pas de futur de la discipline possible.


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(1) L'article de Catherine de Smet Apprendre et Désapprendre est disponible sur le site du CNAP. Les images qui accompagnent cet article ne sont malheureusement pas disponibles, mais la revue est disponible à la bibliothèque. À bon entendeur...


144 Questions-Réponses

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Désigné par le graphiste David Poullard, un excellent petit opus sur les 144 questions que vous vous posez certainement sans jamais avoir osé les demander. À lire donc et merci le CNAP! Lien en cliquant là -------> X
pour info: Le lien sera en permanence dans la colonne des liens à droite.


Bon Lundi!

Profitez de ce jour chômé pour vous reposer les neurones en écoutant ou ré-écoutant une merveille, Siouxie & The Banshees, notamment leurs sessions sur la BBC en direct.
À mardi!

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