Pour poursuivre le débat actuel qui remue les écoles d'Art de France et d'ailleurs; le très intéressant et récent article de Dieter Lesage pour l'opus 4 du journal E:Flux. Ou comment se sortir du bazar bolognais et des doctorats d'art et réinventer l'académie de demain. Le texte est en anglais et vient d'être présenté à la Rietveld Academie dans le cadre du colloque Monte Verità or the Academy as a Model for 'Being in the World'. Bonne lecture!
mars 2009 Archives
Notez dans vos calepins, la conférence de Matali Crasset - Le Retour qui devait avoir lieu le mercredi 18 Mars à la Médiathèque Cabanis aura finalement lieu le mercredi 25 Mars 2009 à 10h30 aux Beaux-Arts.
Et pour ceux qui seraient à Paris, la très intéressante conférence Béton&Garamond organisée par le Centre Wallonie-Bruxelles dans le cadre des mois Espèces d'Architecte aura lieu les 26 et 27 Mars à l'Ecole Spéciale d'Architecture, boulevard Raspail.
Pour suivre dans la série des vidéos musicales au style très axé sur le stop-motion, mon compère de l'ENSBA vous propose de découvrir ou redécouvrir la vidéo de feu Nogi Noda réalisée pour Yuki (Sentimental Journey); une adaptation toute poétique de Muybridge et du mouvement 'image-par-image'. Nagi Noda a aussi réalisée une vidéo pour Coca-Cola en usant de la même technique. Vous pouvez aussi voir les autres vidéos proposées par Jean-Michel Géridan en cliquant sur le lien des commentaires du post CURIOSITÉS IV.
La vidéo de Noda aura en tout cas été probablement inspirée par le touche-à-tout Michel Gondry. Son clip pour Kylie Minogue (Come Into My World) hésite entre la répétition narrative (genre Groundhog Day, 1993) ou formelle (c'est bien la même Kylie, horreur, qui se démultiplie!).
On dit souvent que c'est Muybridge et son invention du Zoopraxiscope en 1879 qui serait l'ancêtre du cinéma. Des images mises bout-à-bout génèrent une illusion d'optique qui donne l'impression du mouvement. Il n'en fallait pas plus pour que Thom Andersen (CalArts), réalise en 1974-1975 un très 'éclairant' documentaire sur l'image-par-image: Zoopraxographer, à voir!
Nogi Nada et Yuki, Sentimental Journey (Epic Records 2003)
pour voir la vidéo cliquer ICI
Anna Kristalova, En misslyckad föreställning, 2007
Michaela Meise, Untitled, 2007 (exposition Ding und Körper, Badischer Künstverein)
Ann Veronica Janssens, Are you experienced, 2009 (commissariat de Joël Benzakin et Michèle Lachowsky pour le EACC)
Martin Kippenberg, The Problem Perspective, 2009 (MOMA New York)
George Lois, The Esquire Covers, 2009 (MOMA New York)
De nouveaux liens viennent s'ajouter à la liste sur la droite du blog. Bonnes visites!
La sculptrice Klara Kristalova (SW)
Galerie XPRMNTL (31)
La revue Dot Dot Dot (USA, UK)
Hammer UCLA (USA)
Project Gutenberg (USA)
Internet Archive (USA)
Future Shorts (USA, UK)
MOMA NY (USA) + MOCA AUDIO (USA)
En ce moment à la galerie Paul Kopeikin de West Hollywood, le travail de J. Bennets Fitts (Urban Landscape(ing)). Digne héritier de Robert Adams, Bennets Fitts a photographié des piscines, des golfs, des motels, autant de symboles de la mémoire urbaine américaine mais aussi et surtout de son artificialité. C'est une dimension à laquelle vous pouvez aussi penser pour vos recherches autour du Bazacle.
J.Bennets Fitts propose une réponse aux fameuses photographies de Lewis Baltz notamment ses séries sur les maisons du quartier d'Irvine à Los Angeles (1970). Ces habitations étrangement "manucurées" et totalement vides qui semblent portées en elles tous les codes des agences de locations: idéales et grandes et où la solitude semble ne pas être qu'une façade à la Potemkine.

J.Bennets Fitts propose une réponse aux fameuses photographies de Lewis Baltz notamment ses séries sur les maisons du quartier d'Irvine à Los Angeles (1970). Ces habitations étrangement "manucurées" et totalement vides qui semblent portées en elles tous les codes des agences de locations: idéales et grandes et où la solitude semble ne pas être qu'une façade à la Potemkine.
Lewis Baltz, Anechoic Chamber (1989-1991)
Lewis Baltz, Computer Room (c. 1972)
Lewis Baltz, Untitled (c. 2000)
Pour les groupes qui travaillent sur La Vie en Rose, voici des travaux intéressants autour de la représentation, de la forme, du mensonge, du surréalisme, des situations. N'oubliez pas non plus la proposition de la Petite Encyclopédie du Mensonge qui servira à documenter vos recherches (pour les retardataires, venir me voir).
La Vie en Rose est effectivement un leurre, c'est aussi une proposition que vous devez vous réapproprier. Et donc étendre. Que ce soit 'directement' ou 'indirectement'. Vous pouvez partir de la définition du mot et ses multiples déclinaisons et évocations:
Rose-Croix, rose-des-vents, Rose Kennedy, Rrose Sélavy, la chanson de Piaf, les lunettes roses, le poème de Ronsard, le chevalier à la rose, le rose bonbon, les filles naissent dans les roses et les garçons dans les choux, rosa rosa rosas, l'eau de rose, les mythes de la rose, le minitel rose, la reine des roses, le chemin pavé de roses, etc.
Mais surtout, épuisez toutes les possibilités (elles sont nombreuses!) et surtout ne vous arrêtez pas aux évidences à moins de le vouloir vraiment. Nous ne sommes pas loin du régime du kitsch et du cul-cul-la praline. Deux écueils amusants mais flirtant aussi avec le creux.










La Vie en Rose est effectivement un leurre, c'est aussi une proposition que vous devez vous réapproprier. Et donc étendre. Que ce soit 'directement' ou 'indirectement'. Vous pouvez partir de la définition du mot et ses multiples déclinaisons et évocations:
Rose-Croix, rose-des-vents, Rose Kennedy, Rrose Sélavy, la chanson de Piaf, les lunettes roses, le poème de Ronsard, le chevalier à la rose, le rose bonbon, les filles naissent dans les roses et les garçons dans les choux, rosa rosa rosas, l'eau de rose, les mythes de la rose, le minitel rose, la reine des roses, le chemin pavé de roses, etc.
Mais surtout, épuisez toutes les possibilités (elles sont nombreuses!) et surtout ne vous arrêtez pas aux évidences à moins de le vouloir vraiment. Nous ne sommes pas loin du régime du kitsch et du cul-cul-la praline. Deux écueils amusants mais flirtant aussi avec le creux.
John Baldessari, Person with Guitar (pink), 2004
John Baldessari, I Saw It, 1997
Man Ray, Rrose Sélavy (Éros c'est la vie), 1921
Autrefois, la rose était un symbole de mystère. Traditionnellement, on suspendait au dessus de la table une rose, pour signifier que tout ce que serait dit au cours du repas devrait rester secret (d'ou l'expression sub rosa, en secret)
René Magritte, Rose et Poire. Les Moyens d'Existence, 1967
René Magritte, Le Tombeau de Lutteurs, c.1960
Insomniaque, la curatrice Marie Shek a voulu savoir comment les artistes réagissaient au trouble qui afflige un quart des Occidentaux. L'exposition Insomnia au musée Petach-Tikva présente, entre autres, Sleeper de Mark Wallinger (2004-2005), une vidéo où l'artiste pendant 10 nuits s'est déguisé en ours et a déambulé tel un somnambule dans les couloirs d'une galerie à Berlin. Charlotte B.R. (1996) est une vidéo-projection e boucle d'Ange Leccia, montrant un rayon rose-rouge qui balaye le visage d'une femme.
Revisitant le mythe de l'idéal américain (un autre genre de vie en rose!), le sculpteur autrichien Erwin Wurm propose en 2001 des Fat Cars qui ne feraient plus assez d'exercices... un clin d'oeil formel aux expansions de César (Expansion nº37, 1972, fondation Cartier 2008)
mais aussi au travail sur l'anti-forme d'artistes comme Claes Oldenburg ou Robert Morris.
Yuyoi Kusama, Dots Obsessions, La Villette 2007 (image Palagret)
mais aussi au travail sur l'anti-forme d'artistes comme Claes Oldenburg ou Robert Morris.
Paul McCarthy aime le cochon. Ses formes roudoudou et rigolotes revisitent les angoisses d'une société dont la culture populaire serait parodiée pour mieux la détourner comme dans Innocence (1994) où un moteur provoque des mouvements tendancieux au point que les musées qui présentent les oeuvres de McCarthy comme Mechanical Pig (2005) ou Deux Cochons Roses (2007) ont prévenu les visiteurs que les oeuvres gonflables "n'étaient pas pour les enfants".


Il aurait pu paraître provocant à sa création en 2001, mais le magazine Butt, fondé et fabuleusement désigné par Jop van Bennekom, a su se faire une place dans le milieu de la presse et de la micro-édition. Avec son impression sur papier rose, le contenu joue des codes homosexuels tout en gardant son sérieux avec une grille typographique on ne peut plus moderniste.